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    NL-GHK-Cu et système cardiovasculaire : que montre la recherche ?

    30.09.20268 min de lecture
    NL-GHK-Cu and Cardiovascular Health: Research Overview

    Les maladies cardiovasculaires figurent parmi les principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde. Préserver sa santé cardiovasculaire suppose donc d’agir sur des facteurs de risque bien établis : hypertension artérielle, anomalies lipidiques, diabète, tabagisme, alimentation déséquilibrée, sédentarité, obésité et stress chronique.

    Le GHK-Cu est un tripeptide naturel fixant le cuivre qui suscite l’intérêt des scientifiques en raison de son implication dans plusieurs processus biologiques. La recherche expérimentale l’a également étudié en lien avec la fonction cardiovasculaire, l’inflammation, l’expression génique et la protection contre certaines formes de cardiotoxicité induite expérimentalement.

    Ces données restent toutefois en grande partie précliniques. Le GHK-Cu doit donc être abordé comme un sujet de recherche scientifique en cours, et non comme un traitement établi ou une méthode de prévention des maladies cardiovasculaires.

    En bref : cet article explique la structure et le fonctionnement de base du système cardiovasculaire et passe en revue une sélection de travaux sur le GHK-Cu, la cardiotoxicité et les voies biologiques associées à la santé cardiovasculaire.

    Introduction

    Les maladies cardiovasculaires regroupent un ensemble d’affections touchant le cœur et les vaisseaux sanguins.

    Parmi les principaux facteurs de risque figurent l’hypertension artérielle, les troubles du métabolisme lipidique, le diabète, le tabagisme, une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, le surpoids et l’obésité, le stress chronique et l’avancée en âge.

    Les troubles cardiovasculaires ayant des causes très diverses, leur prévention repose avant tout sur des mesures d’hygiène de vie fondées sur des données probantes, un suivi médical adapté et la prise en charge des facteurs de risque reconnus.

    Le GHK-Cu intéresse la recherche car ce tripeptide naturel fixe les ions cuivre et a été étudié en lien avec la réparation tissulaire, l’inflammation, l’expression génique et d’autres processus biologiques.

    Certaines études expérimentales ont également cherché à savoir si des mécanismes liés au GHK pouvaient influencer des paramètres cardiovasculaires. Ces résultats présentent un intérêt scientifique, mais ne doivent pas être interprétés comme la preuve que le GHK-Cu prévient ou traite les maladies cardiovasculaires chez l’être humain.

    Structure du cœur

    L’appareil circulatoire est un système clos chargé de transporter le sang dans tout l’organisme. Ses principaux composants sont le cœur et les vaisseaux sanguins.

    Le cœur se situe dans le médiastin, derrière le sternum, et se compose principalement de tissu musculaire cardiaque. Les contractions rythmiques de ce muscle permettent au sang de circuler dans le réseau vasculaire.

    Le cœur comporte quatre cavités :

    • L’oreillette droite

    • L’oreillette gauche

    • Le ventricule droit

    • Le ventricule gauche

    Les parois des oreillettes sont plus fines, car leur rôle principal est de faire passer le sang vers les ventricules.

    Les ventricules ont des parois musculaires plus épaisses, car ils doivent générer une pression suffisante pour propulser le sang dans les circulations pulmonaire et systémique.

    Les veines ramènent le sang vers le cœur, tandis que les artères le transportent généralement à partir du cœur.

    Les valves situées entre les cavités et à l’entrée des gros vaisseaux contribuent à maintenir un flux sanguin unidirectionnel et empêchent le sang de refluer.

    Fonctionnement du cœur

    Le cœur pompe le sang en continu afin que l’oxygène et les nutriments parviennent à tous les tissus de l’organisme.

    Le sang qui revient au cœur entre d’abord dans les oreillettes. Lorsque celles-ci se contractent, le sang passe dans les ventricules.

    Les ventricules se contractent à leur tour et propulsent le sang dans les artères.

    Après chaque contraction, le cœur entre dans une courte phase de relâchement pendant laquelle les cavités se remplissent de sang avant le battement suivant.

    Ce cycle répété assure une circulation continue dans tout l’organisme.

    Structure des vaisseaux sanguins

    Le sang circule dans l’organisme par trois grands types de vaisseaux :

    • Les artères

    • Les veines

    • Les capillaires

    La paroi des vaisseaux sanguins comporte plusieurs couches spécialisées.

    La couche externe assure le soutien structurel et la protection, tandis que la couche moyenne, constituée de muscle lisse, permet aux vaisseaux de se contracter ou de se dilater et contribue ainsi à la régulation du débit sanguin.

    La surface interne des vaisseaux est lisse, ce qui facilite l’écoulement du sang.

    Artères

    Les artères transportent le sang sous une pression relativement élevée et possèdent donc des parois solides et musculaires.

    Veines

    Les veines fonctionnent sous une pression plus faible et ont généralement des parois musculaires plus fines.

    De nombreuses veines comportent des valvules qui limitent le reflux sanguin et facilitent le retour du sang vers le cœur.

    Capillaires

    Les capillaires sont des vaisseaux extrêmement fins qui relient les réseaux artériel et veineux.

    Leurs parois minces permettent à l’oxygène, au dioxyde de carbone, aux nutriments et aux déchets métaboliques de passer entre le sang et les tissus environnants.

    La circulation sanguine

    La circulation sanguine humaine se divise généralement en deux grands circuits :

    Circulation pulmonaire

    La circulation pulmonaire transporte le sang entre le cœur et les poumons.

    Le sang relativement pauvre en oxygène est propulsé du ventricule droit vers les artères pulmonaires.

    Ces vaisseaux se ramifient en vaisseaux de plus en plus petits jusqu’aux capillaires qui entourent les alvéoles pulmonaires.

    C’est là qu’ont lieu les échanges gazeux : le dioxyde de carbone quitte le sang tandis que l’oxygène y entre.

    Le sang oxygéné retourne ensuite à l’oreillette gauche par les veines pulmonaires.

    Circulation systémique

    De l’oreillette gauche, le sang passe dans le ventricule gauche.

    Le ventricule gauche propulse le sang riche en oxygène dans l’aorte, qui se ramifie en artères irriguant les tissus de tout l’organisme.

    Dans les réseaux capillaires, l’oxygène et les nutriments sont délivrés aux tissus, tandis que le dioxyde de carbone et les déchets métaboliques passent dans la circulation sanguine.

    Le sang regagne ensuite le cœur droit par les veines, ce qui boucle la circulation systémique.

    Affections cardiovasculaires courantes

    Les maladies cardiovasculaires englobent un large éventail de troubles touchant le cœur et le système vasculaire.

    En voici quelques exemples :

    • Maladie coronarienne

    • Insuffisance cardiaque

    • Cardiomyopathies

    • Valvulopathies

    • Troubles du rythme cardiaque

    • Hypertension

    • Insuffisance veineuse

    • Maladie thromboembolique veineuse

    • Infarctus du myocarde

    • Accident vasculaire cérébral

    Les symptômes varient considérablement selon l’affection.

    Parmi les signes d’alerte possibles : gêne thoracique, essoufflement, palpitations, fatigue inhabituelle, vertiges, gonflements ou symptômes neurologiques soudains.

    Des symptômes cardiovasculaires graves ou soudains nécessitent une évaluation médicale appropriée.

    GHK-Cu et recherche expérimentale sur la cardiotoxicité

    L’un des axes de recherche sur le GHK porte sur son interaction avec le cuivre et sur la cardiotoxicité induite expérimentalement.

    Le GHK est un tripeptide composé de glycine, d’histidine et de lysine, doté d’une forte capacité à fixer les ions cuivre.

    Une étude en laboratoire menée sur le poisson-zèbre a cherché à déterminer si un GHK recombinant pouvait atténuer les effets cardiovasculaires provoqués par une exposition au cuivre.

    Les chercheurs ont observé que l’exposition au cuivre entraînait chez les larves de poisson-zèbre des modifications telles qu’une bradycardie et des battements cardiaques irréguliers. L’administration de GHK a réduit certains de ces effets induits expérimentalement.

    Il est important de préciser que ces résultats ont été obtenus sur un modèle animal.

    Ils apportent donc des informations sur d’éventuels mécanismes biologiques, mais ne permettent pas de considérer le GHK-Cu comme un traitement des maladies cardiovasculaires chez l’être humain.

    GHK-Cu, fibrinogène et expression génique

    Un autre axe de recherche lié au GHK-Cu concerne les voies d’expression génique.

    Le fibrinogène est une protéine impliquée dans la formation des caillots sanguins ; des taux élevés de fibrinogène ont été associés au risque cardiovasculaire dans des travaux épidémiologiques.

    Les recherches portant sur les profils d’expression génique liés au GHK suggèrent que celui-ci pourrait influencer des gènes impliqués dans les voies de l’inflammation et du remodelage tissulaire, y compris des voies associées à la régulation du fibrinogène.

    Ces résultats peuvent aider les chercheurs à comprendre l’activité biologique du GHK-Cu.

    Cependant, des modifications observées dans des modèles d’expression génique en laboratoire ne se traduisent pas automatiquement par des bénéfices cardiovasculaires cliniques.

    Des recherches supplémentaires, en particulier des études contrôlées chez l’être humain, seraient nécessaires pour déterminer si ces mécanismes présentent une réelle pertinence thérapeutique.

    Que nous apprend la recherche actuelle ?

    Le GHK-Cu reste un sujet intéressant pour la recherche biologique et la recherche sur les peptides.

    Les études ont examiné son lien avec :

    • La fixation et la régulation du cuivre

    • La réparation tissulaire

    • Les voies inflammatoires

    • L’expression génique

    • Le stress oxydatif

    • La cardiotoxicité expérimentale

    La recherche préclinique fournit des informations utiles sur ses mécanismes d’action potentiels.

    Les résultats expérimentaux existants ne doivent pas pour autant être interprétés comme la preuve que le NL-GHK-Cu peut prévenir, guérir ou faire disparaître des maladies cardiovasculaires.

    La santé cardiovasculaire reste fortement déterminée par des facteurs bien établis : alimentation, activité physique, tabagisme, pression artérielle, taux de cholestérol, prise en charge du diabète et soins médicaux adaptés.

    Conclusion

    Le GHK-Cu est un tripeptide naturel fixant le cuivre qui continue de susciter l’intérêt des scientifiques en raison de son implication dans plusieurs voies biologiques.

    Des études expérimentales ont exploré ses effets sur l’expression génique et sur des paramètres cardiovasculaires, notamment dans le cadre de travaux sur la cardiotoxicité induite par le cuivre chez le poisson-zèbre.

    Ces résultats constituent une base intéressante pour de futures recherches, mais restent essentiellement précliniques.

    Des recherches supplémentaires, en particulier des études cliniques de haute qualité chez l’être humain, sont nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions sur le rôle du GHK-Cu dans la prévention ou le traitement des maladies cardiovasculaires.

    À lire aussi

    Bibliographie

    1. Pickart L., Margolina A. Regenerative and Protective Actions of the GHK-Cu Peptide in the Light of the New Gene Data. International Journal of Molecular Sciences. 2018;19(7):1987.

    2. Hsiao C-D., Wu H-H., Malhotra N., et al. Expression and Purification of Recombinant GHK Tripeptides Are Able to Protect against Acute Cardiotoxicity from Exposure to Waterborne Copper in Zebrafish. Biomolecules. 2020;10(9):1202.

    3. Kubica A., Grześk G., Grąbczewska Z. Cardiovascular diseases – a challenge for health promotion. 2006;11(2):44–47.

    Cet article est fourni à titre d’information éducative et scientifique uniquement et ne doit pas être interprété comme un avis médical ni comme une recommandation en matière de diagnostic, de prévention ou de traitement d’une quelconque maladie.

    Cet article est uniquement informatif et ne remplace pas un avis médical. Les études décrites portent sur les substances, et non sur les produits finis.

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